Je reste là, assis par
terre

à contempler toutes ces étoiles,
bonnes ou mauvaises, qu'elle fut la mienne
moi qui suis né sur un trottoir.
Qu'ils soient de Paris ou d'Alger
c'est le même bitume, le même ciel,
de couleur bleue, noire argentée,
dans le reflet des réverbères.
Comme nourriture, un peu de pain
arrosé de jus de raisin,
seule compagnie, mon petit chien
on se comprend, il m'est fidèle.
J'ai traversé tant de pays, tant de frontières,
j'ai eu si faim, si chaud, si froid, belle galère
ma mandoline en
bandoulière
Refrain
pour ces centimes jetés à terre,
je vis très bien comme çà !
Je n'ai jamais connu l'amour
sauf quelques passages de tendresse
au coin d'une rue, d'un détour
dont je n'ai pas retenu l'adresse.
Pas d'agenda, ni d'téléphone,
je n'en suis pas moins cultivé,
je me suis fais mon banc d'école
par ces bouquins lus par millier.
Il me reste quelques kilomètres
à parcourir sous ce même ciel,
sur ce bitume, mon chien en laisse,
mon blé, mon vin sous les aisselles.
Christophe MONFORT
Le 29 juillet 2008 (texte protégé)
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