Si l'araignée du soir nous donne
l'espoir,

celle du matin, c'est chagrin,
et je broie du noir quand la nuit s'achève,
que le jour se lève, mauvais rêve.
j'ai tissé ma toile pour te prendre au piège,
mais tu as refusé le duel,
tu as hissé les voiles, je n'ai rien pu faire
quand tu as déployé tes ailes.
Seul au fond de la cale,
désormais solitaire,
je cherche la lumière.
Mais dis moi,
avais-tu prévu ça, qu'on en arriverait là ?
Toi et moi !
Oh dis moi que ce n'est qu'une trêve,
le repos d'un soldat qui se meurt au combat.
Si un et un font deux, nous faisions la paire,
dans notre cocon pour l'hiver,
entre glace et feu à briser nos chaînes,
se brûler les ailes en enfer.
Trouver son étoile, Vierge ou Sagittaire,
dans un ciel trop bleu, pas clair !
Tu as levé ton voile et mis les pieds sur terre
pour quitter nos jardins d'Eden.
Seul au fond de la cale,
désormais solitaire...
Le 10 octobre 2004 (texte protégé)
Christophe MONFORT
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