Mes pensées s'évadent au loin
dans le silence d'une maison vide,
d'où j'observe le coin d'un jardin
d'une terre plissée de rides.
Chacun de mes pas résonne
dans le néant de ces pièces,
l'émotion m'envahit, je frissonne
au souvenir d'une vaine tendresse.
Je franchis l'escalier de pin
qui m'ouvre les portes du grenier,
là, ou se suivent des lendemains
d'une enfance reposant en
paix.
Où est-il mon coffret d'osier,
lui qui a su vivre dans le noir,
garder au fond de lui mes secrets,
aussi brûlants qu'une page d'histoire.
Que reste-il comme souvenirs,
des porcelaines, aux vieux journaux
aux vielles bougies de cire,
ci gît un vieux miroir en morceaux.
Où est il mon pantin de bois,
avec qui de joie, de tristesse
je partageais mes pleurs, mes émois
il était mon ami, mon frère presque ?
Le 22 novembre 1983 (texte protégé)
Christophe MONFORT
Derniers Commentaires