Quartiers de
banlieue,

parpaings entassés dressés vers les cieux,
toutes fenêtres cassées,
les routes de pierres, trottoirs délavés,
comme l'après guerre,
les vitrines sont brisées.
On lit l'expression
sur les murs tatoués,
la révolution va encore frapper,
ils ont leur langage,
messages codés,
c'est leur territoire, défense d'entrer.
Tous un numéro,
repère de dortoir,
ou l'alter-ego n'est pas en mémoire,
plus d'identité,
qu'ils soient blancs ou noirs,
plus de liberté,
il est bien trop tard.
Trafiquants de drogue,
dis leurs ô dealers,
que s'il y a maldonne
ils tirent en plein coeur,
armés jusqu'aux dents
rien ne les étonne,
ce sont nos enfants, pas encore des hommes.
Voisins de paliers,
amis, ennemis,
solidarité, parfois même l'oubli,
centimes à gagner, famille à nourrir,
sentiments volés,
instinct de survivre.
Nulle procuration !!!
Le 10 juin 1992 (texte protégé)
Christophe Monfort
Derniers Commentaires