TOI MON PERE

Toi mon père que je n'ai pas connu,
sais-tu combien tu m'as déçu
d'avoir traçé cette frontière,

d'avoir fait de moi l'enfant déchu,
de tout droit à l'amour reçu,
tu as fait de ma vie un enfer.

Toi mon père tu m'avais reconnu,
tu avais mis ton âme à nu,
pour que mes yeux voient la lumière,

vraisemblablement, tu n'as pas su
être celui que j'ai voulu,
à mes côtés comme un repère.

Toi mon père dont je n'ai rien reçu,
rien appris, ni rien retenu,
on aurait pu être compères,

être l'enfant d'un père connu,
être choyé sans retenue,
ça m'a manqué, en solitaire.

Toi mon père dans ce lit je t'ai vu,
agonisant, à moitié nu,
je t'ai accordé ta prière,

main dans la main, ton âme au dessus,
tu t'es éteint, je n'ai pas voulu,
ne pourrait-on pas tout refaire ?



Le 22 novembre 2004 (texte protégé)


                                                                                     Christophe Monfort

Présentation

Derniers Commentaires

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus